La compagnie GNL Québec propose la construction d’un pipeline gazier de 780 km nommé Gazoduq, d’une usine de liquéfaction du gaz nommée Énergie Saguenay et d’un terminal maritime d’exportation par super-méthaniers. Ce vaste projet vise à exporter le gaz fossile de l’Ouest vers les marchés internationaux, en passant par l’Abitibi et le Témiscamingue, la Haute-Mauricie, le Lac-St-Jean, le Saguenay, le Fjord du Saguenay et le Saint-Laurent. Le tracé proposé traverse un territoire occupé par les Premiers Peuples depuis des millénaires.

Le projet de GNL/Gazoduq accentuerait la crise climatique, car il ouvrirait de nouveaux marchés au gaz fossile nord-américain. À lui seul, ce projet génèrerait des émissions de l'ordre de 50 mégatonnes de GES/an de l'extraction jusqu'à la combustion, l'équivalent d'environ 10 millions de voitures supplémentaires par an sur nos routes. La science est claire : 80 % des réserves connues de pétrole, de charbon et de gaz doivent rester dans le sol. Nous ne pouvons pas construire de nouvelles infrastructures pour produire et consommer plus d’énergies fossiles. Le secrétaire général de l’ONU nous dit que nous avons deux ans pour agir et éviter le pire!

Un pipeline gazier de 780 km dans nos milieux naturels

Ce projet pose aussi une grave menace pour la biodiversité puisqu’il risque d’affecter 17 espèces fauniques vulnérables ou menacées, dont le carcajou et la tortue mouchetée, et 18 espèces floristiques à statut précaire. La construction du pipeline Gazoduq entraînerait la destruction et la fragmentation d’habitats essentiels pour plusieurs espèces.

Le gaz transporté par un pipeline de 780 km serait principalement d’origine fossile et extrait par fracturation hydraulique, une technique non conventionnelle de production d’hydrocarbures qui contamine les sources d’eau potable(1), entraîne des fuites de méthane(2) et provoque même des tremblements de terre(3).

La construction du pipeline gazier impliquerait de nombreux franchissements de rivières et de milieux humides. Le corridor à l’étude englobe en effet plus de 20 400 km de cours d’eau!

Menaces pour le béluga

Quant au terminal maritime prévu au bout du trajet, il impliquerait plus de 320 passages annuels de super-méthaniers de gaz liquéfié (GNL), plus gros que le Titanic, dans le Fjord et le fleuve, au cœur de l’habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent, une espèce emblématique en voie de disparition.

Le projet de GNL Québec s’ajoute à 4 projets industriels(4) qui pourraient voir le jour à proximité du Fjord du Saguenay dans les prochaines années. Ces projets feraient augmenter la navigation de 280 % dans le Fjord et de 10 % dans l’estuaire du Saint-Laurent, avec des impacts négatifs potentiels sur le rétablissement des bélugas.

Le Québec doit dire NON à ce nouvel Énergie Est gazier !

Le projet GNL/Gazoduq utiliserait le Québec comme zone de transit pour les énergies fossiles de l’Ouest en se connectant au même pipeline de TransCanada initialement prévu pour Énergie Est. Tout comme Énergie Est, ce projet aurait des impacts majeurs sur le climat planétaire ainsi que sur les milieux naturels et la biodiversité du Québec.

La population a déjà assez payé pour financer la crise climatique, par les investissements des gouvernements provincial et fédéral dans les sables bitumineux, le fiasco pétrolier d’Anticosti et l’achat du pipeline Trans Mountain. Le Québec ne doit pas être complice de ce nouveau projet de gaz fossile qui accentuerait la crise climatique.

GNL/Gazoduq, c’est non merci

Dites aux responsables politiques que ce projet ne peut pas faire partie d'une relance juste et verte.

Le projet GNL/Gazoduq prévoit la construction d’un gazoduc de 780 km de long par la société Gazoduq Inc., une usine de liquéfaction de gaz et un terminal maritime par la société GNL Québec Inc. Mais à quel prix ? 

Tout comme Énergie Est, Trans Mountain, Coastal Gaslink, Teck et d'autres, ce projet va à l'encontre de nos ambitions climatiques!


Un pipeline gazier de 780 km dans nos milieux naturels

Le tracé proposé du gazoduc traverserait l'Abitibi-Témiscamingue, la Haute-Mauricie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le fjord du Saguenay et le Saint-Laurent et traverserait également des territoires habités par les Premières Nations depuis des millénaires et les communautés de Matheson, Timmins et Kirkland Lake en Ontario. Ce projet mettrait en danger les communautés riveraines, et il affecterait également de nombreuses rivières et milieux humides. Le corridor envisagé englobe plus de 20 400 km de voies navigables.

Le terminal maritime prévu au bout du trajet impliquerait plus de 320 transits annuels de super-méthaniers de gaz liquéfié (GNL), ce qui menacerait la population vulnérable de bélugas et d’autres espèces en danger.

À lui seul, ce projet génèrerait des émissions de l'ordre de 50 mégatonnes de GES/an de l'extraction jusqu'à la combustion, c'est l'équivalent d'environ 10 millions de voitures supplémentaires par an sur nos routes.

Opposez-vous à ce nouveau projet destructeur. Et pollueur. L’évaluation environnementale de ce projet s’est terminée début novembre 2020, et nous devons maximiser le nombre de signatures avant que le gouvernement ne prenne sa décision. À vous de jouer!

Objectif
125000
122835 ont signé. Rendons-nous à 125000!

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