Nous nous opposons à ce projet d’exportation de gaz fossile sale qui accentuerait la crise climatique que nos enfants subiront de plein fouet.  De sa production au transport, ce gaz fossile présente des risques inacceptables pour la santé des populations humaines et pour plusieurs espèces menacées, dont le béluga.  Engageons notre région dans une transition économique juste et durable plutôt que d’investir dans des énergies sales.   

La compagnie GNL Québec propose la construction d’un pipeline gazier de 780 km nommé Gazoduq, d’une usine de liquéfaction du gaz (GNL) nommée Énergie Saguenay et d’un terminal maritime d’exportation par super-méthaniers. Ce vaste projet vise à exporter le gaz fossile sale de l’Ouest canadien vers les marchés internationaux, en passant par l’Abitibi-Témiscamingue, la Haute-Mauricie, le Lac-St-Jean et le Saguenay, ainsi que par le fjord du Saguenay et le Saint-Laurent. Le tracé proposé traverse un territoire occupé par les Premiers Peuples depuis des millénaires.

CONSIDÉRANT QUE le gaz «naturel» fossile n’est pas une énergie de transition

Les impacts cumulés de la combustion et des fuites du gaz fossile sale en font une énergie aussi néfaste pour le climat que les autres hydrocarbures, y compris le pétrole et le charbon [1]. Le méthane qu’il contient, quand il fuit sans être brûlé, contribue 87 fois plus à l’effet de serre que le CO2 en 20 ans [2].  Dans l’état actuel de l’industrie, les fuites sont courantes à sa production, son transport et sa liquéfaction.  

CONSIDÉRANT QUE le projet de GNL Québec accentuerait la crise climatique 

 La science est claire : 50% des réserves de gaz doivent rester enfouies dans le sol pour limiter les changements climatiques [3]. Nous ne pouvons pas construire de nouvelles infrastructures pour produire et consommer plus d’énergies fossiles. Le plus récent rapport du GIEC insiste sur le fait que nous avons 11 ans pour agir et éviter le pire [4]!  Il n’est plus temps de construire de nouvelles infrastructures.

CONSIDÉRANT QUE nos enfants subiront de plein fouet les changements climatiques

Les experts s’entendent pour dire que la crise climatique actuelle s’aggravera rapidement si nous ne changeons pas radicalement nos habitudes de consommation d’énergie. Appuyer des projets d’énergies fossiles, c’est léguer à nos enfants un monde en crise. Le développement, oui. Durable pour vrai.

CONSIDÉRANT les risques pour la navigation sur le fjord du Saguenay

Le projet va à l’encontre des propres recommandations de l’industrie du transport de gaz liquéfié qui stipule que “les corridors longs, étroits et à l’intérieur des terres doivent être évités dûs aux risques accrus pour la navigation”[13]. Le fjord du Saguenay ne peut sécuritairement accueillir un trafic régulier de ces navires, chacun gros comme trois terrains de football [6].

CONSIDÉRANT QUE la production du gaz a des effets nocifs sur la santé 

Le gaz transporté par pipeline serait principalement d’origine fossile et extrait par fracturation hydraulique [7] dans l’Ouest canadien, une technique non conventionnelle de production d’hydrocarbures qui détériore la santé des populations à proximité en contaminant les sources d’eau potable [8, 9] et génère des tremblements de terre [10].

CONSIDÉRANT une utilisation inacceptable de notre hydroélectricité pour des emplois limités

L’ensemble de la société québécoise contribuerait à l’exploitation de l’usine de liquéfaction via l’attribution par Hydro-Québec d’une grande quantité de notre hydroélectricité, la même quantité qu’une aluminerie.  Notre précieuse énergie renouvelable doit servir à créer de la richesse et une transition juste vers des emplois durables, une économie verte et viable plutôt que de peindre en vert un projet d’énergies fossiles sales.

CONSIDÉRANT des impacts importants sur la biodiversité

La construction et l’exploitation du pipeline de gaz affecteraient plusieurs espèces animales et végétales à statut précaire dans les milieux naturels essentiels qui seraient traversés [11]. A l’autre extrémité du projet, les navires transportant le gaz liquéfié s’ajoutent au trafic projeté pour Arianne Phosphate et Métaux BlackRock qui traverseraient tout l’habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent, ajoutant une pression importante sur la survie de cette espèce menacée et allant à l’encontre des recommandations scientifiques sur le sujet [12].


Le Québec doit dire NON à ce projet gazier !

Le projet GNL Québec veut utiliser le Québec comme zone de transit pour les énergies fossiles sales de l’Ouest canadien, ce projet risqué aurait des impacts majeurs sur le climat et la biodiversité du Québec.

La population a déjà assez payé pour financer la crise climatique, par les investissements des gouvernements provincial et fédéral dans les sables bitumineux, le fiasco pétrolier d’Anticosti et l’achat du pipeline Trans Mountain. Le Québec ne doit pas être complice de ce nouveau projet de gaz fossile sale qui accentuera la crise climatique.


Considérant tous ses impacts sur la crise climatique, les milieux naturels et la biodiversité, nous nous opposons au projet de gaz fossile de GNL Québec.


C’est pourquoi nous demandons à :

 

Monsieur François Legault, Premier Ministre du Québec

Monsieur Benoît Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec

Monsieur Justin Trudeau, Premier Ministre du Canada

Monsieur Jonathan Wilkinson, ministre de l'Environnement et du Changement climatique du Canada

  • D’appliquer strictement les lois visant la protection de la biodiversité et des espèces menacées, vulnérables ou en péril au projet de GNL Québec (incluant pipeline, usine, terminal, transport maritime) notamment la protection de l’habitat essentiel des bélugas du Saint-Laurent, espèce en voie de disparition;

  • De ne financer d'aucune façon GNL Québec, ni aucune de ses composantes, avec des fonds publics incluant prêt, subvention ou  investissement public, directement ou indirectement (5);

  • D’instituer une commission d’examen conjoint Québec-Ottawa pour l’évaluation du projet de GNL Québec, incluant le calcul des GES en amont et en aval du projet et l’impact du projet sur la crise climatique comme critère de décision;

  • D’obtenir le consentement libre, préalable et éclairé des Premiers Peuples avant d’entreprendre toute activité liée au projet GNL Québec sur les territoires qu’ils occupent depuis des millénaires.


Et plus spécifiquement au gouvernement du Québec :

  • De décréter une évaluation environnementale stratégique (ÉES), sous l’égide du BAPE, sur les impacts cumulatifs des projets industriels prévus à proximité du fjord du Saguenay, notamment leurs impacts sur les bélugas du Saint-Laurent et leur habitat.
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